mardi 6 septembre 2011

Constantine... Mon pauvre vieux.

Après un été si hot en terme de lassitude et de temps à ch*er, je reviens vous casser les pieds avec un nouveau sujet qui me tient à coeur :

"Constantine."

La question étant si vous avez déjà vu ce film. Si oui ce sujet pourra vous interpeller, sinon il ne fera que vous ouvrir les portes d'un film que vous auriez peut-être dû voir il y a quelques années.

Constantine

Réalisé par Francis Lawrence
Avec Keanu Reeves, Rachel Weisz, Shia LaBeouf,
Date de sortie cinéma : 16 février 2005

Synopsis made in allociné : John Constantine, extralucide anticonformiste, qui a littéralement fait un aller-retour aux enfers, doit aider Katelin Dodson, une femme policier incrédule, à lever le voile sur le suicide mystérieux de sa soeur jumelle. Cette enquête leur fera découvrir l'univers d'anges et de démons qui hantent les sous-sols de Los Angeles d'aujourd'hui.






Je vous explique, Constantine vient originellement du comics "Hellblazer" qui raconte les déboires occultes d'un type du nom de John Constantine. Assez classe, blondinet trash de l'époque, habillé comme un détective, antithèse certaine de Tintin, faisant preuve de sang froid et d'un tempérament arrogant, et tachant de faire briller la flamme du bien en ce monde.


Hellblazer


En effet, John se battra contre nombre de démons, vampires et autres bestioles que le diable envoi pour gagner la guerre contre son frère, Dieu.
Celui-ci se voit néanmoins attribué un destin funeste malgré ses actes héroïques aux seins du combat contre les forces du mal. Sa drogue quotidienne, la cigarette, lui affichera une morte certaine, l'envoyant directement dans les enfers.
Car oui, si vous m'avez suivit, Ce cher John, fumant à chaque heures de la journée mourra d'un cancer des poumons qu'il développe au fil de l'histoire, si bien que l'église, considérant ce fait comme un suicide, enlèvera assez rapidement sa réservation du carré VIP du paradis.
Mais attention, mieux que cela, celui qui viendra faucher son âme au moment même de sa déchéance ne sera autre que Lucifer en personne, et c'est là que toute la force et le style du personnage puise son essence : Un homme qui sait que sa vie en est réduite à se battre pour les autres, et que malgré cela, il finira dans les méandres des flammes tel le pire des criminels.

On comprend vite l'attitude du personnage, il n'a plus rien à perdre, et toutes les créations maléfiques qu'il croise ne lui inspire pas l'égard de la peur une seule seconde.

Le film...

Revenons donc à nos moutons. Constantine est merveilleusement bien réalisé par Francis Lawrence, et attention, c'est son premier long métrage! il réalisera plus tard "I am a legend" ainsi que "de l'eau pour les éléphants".
L'acteur Keanu Reeves est aussi très bon et très appliqué dans son rôle.
Certes, dans ce film John n'est plus blond, il a échangé ses cheveux de pailles contre une coiffure noire corbeau, et son fameux trench coat contre une tenue plus sombre et plus accordée à notre époque.
On y retrouve toutefois le style du personnage : Cigarette, attitude sur le fil du rasoir, improvisée et classe en toute situation.

J'aimerais parler plus en profondeur sur ce film, mais avant, une bande annonce après un long monologue pour vous mettre l'eau à la bouche :



Le visage et la contenance de Keanu Reeves colle tout à fait au personnage. J'aimerais rajouter que CE rôle colle parfaitement à la peau de celui-ci. C'est pourquoi je trouve à mon goût que ce film est une réussite totale dans le choix de l'acteur principal.
Bon, certes, Neo de Matrix était déjà très connu et apprécié de l'époque, mais son caractère était très discordant de Contantine, un homme comme les autres mais avec une volonté de fer.

"Hello, C'est John Constantine... Pauvre Con."

Le film est très soigné en terme d'image. On adore chaque plan, l'un des premiers étant la cigarette de John tombant au ralenti d'un taxi, un effet qui en envoi un max, le tout sous une musique en mode bien bad-ass, imprimant sur les rétines du spectateur un ani-héros pire que classe. Quand on y réfléchit, le style est vraiment très gamin dans sa conception, mais sérieux, qui n'a jamais aimé et été séduit par ce genre de personnage?

On y croise d'ailleurs un ange Gabriel pervers, une donzelle (et attention certains stéréotypes du héros-fille à sauver seront brisés) et des acolytes et persos secondaires plus que charismatiques ("Lulu" au rendez vous, c'est ainsi que nomme John son propre porte-malheur...)


Je ne vous en dis pas plus. Si vous avez déjà envie de le voir, barrez vous de mon blog et débrouillez vous pour le regarder! : )

Mon pauvre vieux....

Parler de ce film serait chose agréable si je n'avais plus à dire sur les critiques qu'il a subit. Bon. Faisons simple et tentons une expérience. J'essayerais à travers ces critiques de valoriser ce film, pour qu'ensuite vous ayez envie de le voir. Cela me semble un bon deal..

Voici les critiques qu'Allociné regroupe sur son site (oui je prends mes infos sur cette plate forme qui, de nos jours est surement la plus complète)

Regardez bien les notes et les magazines concernés. Pourquoi ceux à droite sont tous des magazines de vieux/lilibo (Paris match, figaro, télérama) ou kékés frivoles (Mad Movies, Inrockuptibles)...
On trouve toujours le même genre, old style, fermés, avec des valeurs envers les films trop "classiques", se voulant "sage" alors qu'ils ne font que prouver leurs immaturités envers des oeuvres de notre époque, et qu'ils devraient essayer de comprendre un mininum le pourquoi du comment, et pourquoi pas apprécier ce genre de film, nouveaux qui plus est, et reprenant beaucoup des anciens genres. (oui, l'influence, des genres et du public, surtout jeune, ça n'est pas nouveau et cela ne le sera jamais... Je pense que je parle d'ailleurs pour ma génération et celle de mes plus vieux amis.)

Voyons d'abord une première critique.


"Plombé dans le gothique" Dur de comprendre des critiques aussi construites lorsqu'elles s'attaquent a des éléments qui font référence même au Comics... Un passage dans un festival de hard' devrait les faire changer d'avis. Les images sont certes sombres mais elles collent au film. Ou bien j'ai du me tromper de salle de cinéma, on doit surement parler d'Alice au pays des merveilles et pas de démons et d'occultisme.
La tournure de la "Fantasmagorie clipeuse"... J'adore ce genre de journalistes, essayant tout le temps d'innover dans les critiques avec des inventions géniales pour finir leurs textes tout en se faisant passer pour des génies de la critique.
Une fantasmagorie clipeuse? qu'il regarde donc "Black Swan", les procédés visuels sont quasi les mêmes, et ils sont magnifiques.


Un magazine qui ressemble à ses lecteurs : aucun n'ira voir Constantine. Les goûts et les couleurs, il n'y a que ça de vrai. L'intérêt de parler de la nicotine dans Constantine, ce n'est pas de lutter contre le tabac mais de dire qu'une chose simple et dont vous êtes dépendant peut vous perdre plus que ne le pensez...
Je n'ai pas besoin de préciser que cette critique a été écrite pas un gamin en sixième année de collège qui voulait tenter de faire deux jeux de mots rigolos dans une seule strophe.


Ce que j'aime ici, c'est que cette critique vient contre balancer la critique précédente du magazine "les Inrockuptibles", décidément , qui n'a rien compris? Chacun sa vision , chacun sa critique... Aussi, j'aurais honte de laisser une critique aussi légère au yeux de tous sur un film de 2h00...


Le monde, une façon d'écrire très géo-politique et sociale pour un film.. Oui l'univers du film est "déterminé", oui il y a une guerre encore les anges et les démons, et oui c'est du n'importe quoi. Mais non, ce n'est pas un nanar.
Christophe Lambert et Steven Seagal sont sont les seuls à faire du vrai Nanar.. Encore un journaliste qui ne sait pas de quoi il parle, ou plutôt qui n'a pas vraiment envie de savoir vu la pauvreté (certes intelligemment écrite) de sa critique.


On atteint un sommet inégalé, je la garde en collector celle-ci.
Aller les gens, on remballe le matos, et on arrête de faire des films. Avec ce genre de critiques, il n'y aurait plus de films. D'ailleurs plus d'auteurs non plus, mais c'est dans la nature de l'humain que de critiquer n'est-ce pas : )

Pour faire court, oui il y a beaucoup de déjà vu dans ce film, malgré cela, il mérite largement qu'on le voit. Il est unique en son genre et s'accorde parfaitement à notre époque où les gens ne croient plus, ne savent plus en quoi croire ou encore doute de leur propre dogme.
Constantine est non seulement visuellement impressionnant et intéressant, mais il parle d'un homme face à la nature de l'humain, déchiré entre ciel et terre. Lui même n'est ni bon, ni mauvais. Ni innocent, ni coupable. Il se contente de combattre le mal en personne pour des raisons qui lui échappe, et ne sait pas si il arrivera un jour à atteindre son impossible voeux de salut.







Ps : Quand je revois ce film, j'ai toujours envie de bruler une clope en me tapant la pause devant la fenêtre... Non mais... je vais bien dans ma tête.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire