samedi 10 septembre 2011

Where's fluffy?

Le titre de l'article est une référence direct au film dont je vais parler aujourd'hui. Ceux qui savent déjà de quoi il s'agit peuvent bien sur continuer de lire cet article, mais vous n'apprendrez rien de bien nouveau.

Tout d'abord, sachez qu'il s'agit d'un film d'amour, très léger et totalement inscrit dans l'air du temps.


"Une nuit à new york"

Réalisé par Peter Sollett
Avec Michael Cera, Kat Dennings, Alexis Dziena
Synopsis Allociné : Nick, qui est membre d'un obscur groupe de rock indépendant, vient de vivre une rupture difficile. De son côté, Norah a du mal à donner un sens à sa vie et à sa relation épisodique avec un musicien trop égoïste.
Les deux jeunes gens n'ont rien en commun, sauf leurs goûts musicaux. Leur rencontre fortuite va les entraîner toute une nuit à New-York vers le lieu mystérieux où doit se produire leur groupe préféré. Au cours de cette nuit de surprises et d'aventures, ils vont découvrir qu'ils ont peut-être plus en commun que leur seul amour de la musique...

Certes, il s'agit d'une adaptation de "Une nuit à New York"- "Nick and Norah's infinite playlist" de Rachel Cohn et David Levithan. Le livre est beaucoup plus crue, et l'histoire se passe assez différemment du film. Si vous avez l'intention après ce commentaire de lire le livre le pensant "meilleur", vous vous trompez...

J'entends par là que même si le film dont je vais vous parler est une adaptation, il reste néanmoins une oeuvre bien distinct et différente de celle du livre.

Simple, drôle, léger et efficace.

Ce film parle avec humour du thème de la rupture et de façon de "passer à autre chose". Je peux avouer d'un avis très subjectif que je l'ai vu dans une situation assez cocasse puisque je venais moi même d'en subir une [...]
Le tout est pris avec une légèrement extrême tout en insinuant de la sensibilité par ci par là. On s'attache très vite au personnage principal, interprété par Michael Cera (Juno, Veronica mars), un peu looser sur les bords.

Michael Cera, à droite et ses deux meilleurs amis sur scène.

On aimera aussi énormément sa bande de potes gay (il est en effet le seul hétéro du groupe),assez énormes puisqu'ils cassent certains codes ou caricatures de l'homme homosexuel. On les verra par exemple se poser des questions sur le nom de leurs groupe de rock, s'essayant a des noms et des adjectifs plus que vulgaire et bourrin, s'exhiber sur scènes et mettre le mort au public féminin apprenant leur homosexualité ou encore l'un d'entre eux frapper d'un coup de tête une pseudo-racaille italienne.

"Tu es mon héroïne hétérosexuelle...."

Bien sur, ces personnages, n'étant pas le centre du film participent énormément au divertissement. La belle qui viendra sur les plates-bandes du héros, Kat Dennings (Sex and the city, CSI, Defendor, American Dad, Thor), actrice très prometteuse que j'ai d'ailleurs d'ailleurs beaucoup apprécié dans le film "Defendor" (que je conseil vivement d'ailleurs).

Elle s'instillera dans la vie de Nick telle une nymphe séduite par les goûts musicaux de celui-ci, et commencera à tomber amoureuse au fil du film, tentant de faire oublier la harpie manipulatrice qu'était l'ancienne copine de Nick.
Norah sera, en plus de cela poursuivie par ses vieux démons et ses anciennes conquêtes...

L'ex de Nick, avec un nouveau copain, stupide de surcroit. Le personnage vraiment machiavélique et "pouf" du film...

"Where's fluffy?"


L'action du film tourne évidement autour du couple, mais aussi sur un mystérieux groupe de rock nommé "Fluffy". En effet, les personnages principaux, Nick et Norah comme leurs amis voudront à tout prix assister à un concert de ce groupe de l'ombre, mythique et apparemment stars de la scène Underground des bars tendances de New-York. Pour cela ils devront toute une nuit parcourir à pied, ou en voiture les rues et découvrir chaque indice laissé par le groupe dans divers lieux mondains, ce qui laissera largement le temps au deux protagonistes de faire connaissance...

Les images sont aussi colorées qu'un sachet de haribo, amenant de la chaleur et de la vie dans ce film, et insufflant au spectateur une ambiance décontractée.

Le film tourne surtout autour du "monde" de la nuit. Les scènes de jour sont beaucoup moins colorées.

Le diable n'aime pas perdre son temps. L'ex de Nick non plus.

Un rythme joyeux

Possédant une musique tournée vers le rock alternatif, un courant musical apprécié de tous, la musique saura satisfaire les plus incultes comme les plus snobs d'entre nous... En effet on remarque souvent ce style de musique dans les films sentimentaux ou sociaux s'adressant au jeune public, mais aussi et surtout dans des des séries qui font le plaisir de tous, comme par exemple DrHouse (Windy Wagner, A Fine Frenzy).
La bande son musicale de "Une nuit à New-York" n'est pas des plus variées (un bien ou un mal, chacun son avis...), et on entend très souvent cette musique ci pendant le film :

The Real Tuesday Weld - Last Words


Le groupe, de base "The real Tuesday Weld" n'est pas vraiment dans le trip amoureux dans le style musical. C'est surtout une bande de drogué dur au lsd (oui oui... rien d'ironique), composant leur musique avec un feeling certain. Leur leader d'ailleurs, a eu l'idée de former le groupe après une grosse pause-déchire au beau milieu d'un quelconque désert américain (nevada ou canyon que sais-je de mes souvenirs...).
Bref tout ça pour dire que la musique provient d'un groupe pour le moins rêveur et raveur surtout *touss touss*.

La redondance de la musique est très présente dans le film, et sa répétition sera néanmoins rafraichissante aux moments les plus cruciaux de celui-ci.




En bref :

Vivant, magnifique, réconfortant, émouvant, léger. Ce film vous embarquera malgré vous dans son ambiance feutrée, le temps d'une nuit. Et non, ce n'est pas le film d'amour déprimant que vous aimez voir, ce n'est pas un "Blue Valentine" mais bel un bien une histoire légère, joviale, pas chiante et bien réalisée, comme on aimerait d'ailleurs en voir beaucoup plus souvent.

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